Eminem est de retour et il frappe plus fort que jamais. Cette fois-ci, il frappe sur tout ce qui bouge, personne n’est à l’abri. Eminem a la rage au cœur et il chante pour régler ses comptes. Il s’attaque à ses parents (« Evil Deeds »), George W. Bush (« Mosh »), son ex Kim (« Puke ») et ses détracteurs (« Rain Man »). Il ne se gêne pas non plus pour régler le cas des guéguerres du hip hop sur « Like Toy Soldiers » qui s’inspire de la chansons de Martika assez habilement. S’il ne réinvente pas la roue musicale, Eminem se reprend avec ses textes d’une portée presque dérangeante. Il n’en perd pas son côté irrévérencieux comme le montre le premier simple « Just Lose It », mais chacun de ses mots frappe comme un direct au visage. Eminem est ouvertement insolent, mais il dégaine plus vite que son ombre sur avec un flow remarquable qui est appuyé par une solide réalisation de Dr. Dre. Il choque, il dérange, il écorche, mais il sait véhiculer son message comme pas un. Au-delà du hip hop, avec « Encore » Eminem démontre qu’il est prêt à passer au niveau supérieur et à assumer le rôle de grande vedette qui est le sien avec sa confiance et son franc-parler légendaires. Et si on éprouvera quelques petits malaises au cours de l’écoute, ce n’est pas tant en raison du propos que des réflexions qu’il engendre sur le monde dans lequel on vit. Oui, Eminem est allumé et très volatile.
Outils:
1
0
/artistes/ajax/critiques.jsp
&id=38&alias=encore&sub-alias=&last-alias=
true