Chris Carrabba, le cœur de Dashboard Confessionnal, a longtemps été la tête d’affiche du mouvement emo, faisant ainsi vibrer des centaines de milliers d’ados aux prises avec un mal de vivre tenaillant. Peut-être est-ce le résultat d’une tournée passée à assurer la première partie de U2, mais il propose avec « Dusk and Summer » son album le plus résolument pop aux thèmes certes redondants (les filles, quoi d’autre?), mais dont les textes sont étonnamment positifs, à la limite du joyeux. La tendance pop est clairement établie avec « Don’t Wait » et se poursuit neuf titres suivants. Carrabba a travaillé et retravaillé, au point où presque tout le travail accompli dans les Caraïbes en compagnie du légendaire Daniel Lanois a été revu par Don Gilmore. Il en résulte un disque léché à la production minutieuse et calculée où l’âme de DC se perd un peu. On a l’impression qu’il manque quelque chose malgré des rythmes accrocheurs et une honnêteté à cœur ouvert de Carrabba. Il a néanmoins réussi à se défaire un peu de son étiquette emo, juste assez pour espérer percer le marché (très lucratif) de la pop de masse.
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