Sortie: 30 août 2011
Malgré un disque assez court (10 chansons et moins de 40 minutes), le 4ième disque de Cobra Starship est assez pénible à écouter. Surtout si, comme moi, vous suivez l'évolution du groupe depuis le tout début. Né des cendres de la formation punk-rock Midtown, le projet du chanteur Gabe Saporta à été l'un des premier à fusionner le son dance-pop aux structures rock adopté aujourd'hui par les Metro Station, The New Cities, etc. Avec la sortie de Night Shades, le groupe semble renier ses origines et influences au profit de pièces destinées à une piste de dance européenne.
On ne peut pas cependant accuser Cobra Starship d'avoir pris un virage soudain. Depuis qu'ils ont lancé While the City Sleeps, We Rule the Streets, le groupe se trempe de plus en plus dans le monde de la pop et du dance. Le succès de Good Girls Go Bad, tiré de leur troisième disque Hot Mess semble avoir poussé le groupe à se commettre pour de bon au style.
Le résultat est un album taillé sur mesure pour la radio pop ou pour faire danser en boite de nuit. Les fans de Midtown ne reconnaitront pas même un accord ou une structure rock, le son est vraiment monté pour vendre des singles. Preuve que le groupe visait vraiment la masse, Cobra Starship a fait appel aux plus grands hit-makers de l'heure (Ryan Tedder, Kara Dioguardi, Steve Mac, Ari Levine) pour sculpter des vers d'oreille. Les 10 pièces du disque ont sensiblement tous le même objectif et malgré quelques variantes (l'inévitable balade, la pièce influencée par le reggaeton, celle aux rythmes 80's), aucune des chansons ne serait dépareillé si elles étaient interprétées par Enrique Iglesias. Ça en dit long.
Vous vous trouverez surement à hocher la tête lorsqu'une des pièces passera à la radio, mais je suis curieux de voir si ce tournant au dance-pop n'aliénera pas les anciens fans. Ils en ont déjà perdu au moins un.
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