Buju Banton, Mark Anthony Myrie, voit le jour le 15 juillet 1973 dans une banlieue pauvre de Kingston, en Jamaïque. Buju étant son surnom d'enfance, il décide d'en faire son nom d'artiste alors que Banton est inspiré de Burro Banton, qu'il a toujours admiré. Issu d'une famille de 15 enfants, il commence à s'intéresser à la musique à l'adolescence et fait ses premières armes comme DJ à l'âge de 13 ans. C'est en 1986 qu'il fait son premier enregistrement sans pour autant s'y consacrer à temps plein.
En 1991, il signe un contrat avec l'étiquette Penthouse. Il fait notamment dans la controverse avec des titres comme Love Mi Browning, une ode aux femmes blanches qui choque les Jamaïcains, et Boom Bye Bye, une pièce dans laquelle il fait l'apologie de la violence envers les gays. N'empêche qu'il a la cote et qu'en 1992, il bat le record de Bob Marley pour le plus grand nombre de numéro un en une seule année.
C'est avec Voice of Jamaica, en 1993, qu'il s'ouvre au monde avec un disque plus politisé. En 1994, il lance l'un de ses simples les plus marquants, Murderer, qui dénonce la violence par les armes à feu. L'année suivante, il revient avec 'Til Shiloh qui est l'un de ses disques les plus aboutis. Il fait aussi preuve de plus de maturité. En 1997, il lance Inna Heights et deux ans plus tard, il signe une entente avec Anti, une filiale de l'étiquette indépendante Epitaph. Cette union mène à l'album Unchained Spirit, qui paraît en 2000.
En 2003, il lance Friends for Life chez Atlantic. Il décide cependant de lancer sa propre étiquette, Gargamel. Il a ensuite des ennuis avec la justice après avoir été arrêté pour culture de cannabis qui se terminera au bout de deux ans par une amende. Too Bad voit le jour en 2006 et est suivi de Rasta Got Soul en 2009.
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