Bruce Springsteen grandit dans le New Jersey et s’intéresse au rock alors qu’il est adolescent, jouant dans de nombreux groupes dès le milieu des années 60. Au début des années 70, il commence à verser dans le folk/rock et tente sa chance dans Greenwich Village, à New York. Lorsqu’il décroche un contrat avec Columbia, en 1972, il fait appel à bon nombre de musiciens du New Jersey qui ont croisé son chemin quelques années auparavant.
Il lance ainsi un premier album en janvier 1973. « Greetings From Asbury Park, NJ » passe relativement inaperçu tout comme « The Wind, the Innocent & the Street Shuffle » (septembre 1973) qui récolte de bonnes critiques malgré tout.
L’année suivante, Springsteen apporte des changements à son groupe qu’il appelle he E Street Band. Il articule sa formation autour du saxophoniste Clarence Clemons, du guitariste Steve Van Zandt, de l’organiste Danny Federici, du pianiste Roy Bittan, du bassiste Garry Tallent et du batteur Max Weinberg. L’ensemble prend ensuite la route et Springsteen en profite pour travailler sur son troisième effort. À la sortie de « Born to Run », en août 1975, la critique est unanime et les fans se font de plus en plus nombreux. Ainsi, la chanson titre entre dans le Top 40 et l’album se hisse dans le Top 10.
Springsteen sait que pour consolider son statut, il doit donner des concerts et lancers d’autres albums. La seconde tâche est toutefois rendue difficile par un ancien gérant qui le garde en cour pendant les deux années qui suivent. L’attente est assez longue pour que le paysage musical change. Quand « Darkness at the Edge of Town » est lancé en 1978, c’est le punk et le new wave qui occupent le haut du pavé underground de sorte que Springsteen fait maintenant partie du courant de masse.
Malgré tout, il tente de séduire le public avec un album terre-à-terre qui relate l’histoire de personnes à la recherche d’évasion du quotidien. Le disque remporte un franc succès sans toutefois atteindre le niveau de « Born to Run ». Il revient ensuite avec L’album double « The River » qui est lancé en octobre 1980 qui atteint le sommet du palmarès alors que le simple « Hungry Heart » se hisse dans le Top 10.
Prenant un peu de recul, Springsteen en profite pour enregistrer « Nebraska » qui paraît en 1982 et qui est essentiellement une maquette. C’est toutefois en 1984 que le rockeur atteint la consécration avec « Born in the U.S.A. » qui génère sept simples et qui s’écoule à plus de dix millions d’exemplaires. Au terme d’une tournée de plus d’un an, il lance, en novembre 1986, l’album live de cinq disques « Bruce Springsteen & the E Street Band/Live 1975-85 ».
En 1987, Springsteen revient avec un effort plus introspectif, « Tunnel of Love ». Après une autre tournée monstre, le chanteur décide de tourner la page sur le E Street Band en 1989 après 15 ans. En mars 1992, il lance simultanément « Human Touch » et « Lucky Town » qui, malgré un bon début, ne remportent autant de succès que leurs prédécesseurs.
En 1993, il enregistre la pièce « Streets of Philadelphia » pour le film « Philadelphia ». La chanson grimpe dans le Top 10 quelques mois plus tard et remporte l’Oscar de la meilleure chanson originale en plus de tout rafler aux Grammys l’année suivante. Au même moment, Springsteen travaille sur la compilation de ses plus grands succès et reforme le E Street Band pour enregistrer quelques pièces.
En novembre 1995, il lance « The Ghost of Tom Joad », un album dépouillé et presque acoustique. En 1999, peu de temps après avoir été intronisé au Temple de la renommée du rock, il reforme le E Street Band pour une tournée mondiale qui se termine à New York, concerts dont est tiré l’album « Live in New York City ».
En juillet 2002, il lance « The Rising », son premier album avec le E Street Band depuis « Born in the U.S.A. » et en 2005, il offre l’effort acoustique « Devil & Dust ».
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