Une lutte contre le syndrome de la fatigue chronique se veut le catalyseur qui a été nécessaire à Dan Berridge pour créer Broadway Project. Atteint de cette maladie incurable qui affecte le niveau d’énergie de la personne qui en est atteinte autant que sa concentration, Berridge décide de quitter son domicile de Londres pour retraiter chez ses parents, à Sussex.
Comme on suggère aux personnes qui en sont atteintes de s’adonner à une activité créatrice, Berridge se procure un échantillonneur et puise dans ses influences allant de Tom Waits à Miles Davis tout en passant par le jazz-funk des années 70. Il trouve rapidement sa niche dans le hip hop instrumental mélancolique qui lui vaut un contrat avec l’étiquette Industries de Memphis.
Son habilité à intégrer l’approche copier/coller de DJ Shadow avec l’esthétique cinématique des années 60 de Portishead et l’optimisme de Saint Etienne le voit conjurer la beauté du haut de son échantillonneur Akai dans lequel on retrouve une banque de son qui marie le classique moderne, les solos rock et des voix discordantes. Il sait ainsi créer un son futuriste qui n’est pas sans rappeler Aphex Twin ou Future Sound of London.
Il lance une poignée de maxi qui sont désormais difficiles à trouver avant de nous proposer « Compassion » en 2003, un disque rempli de majestueuses références cinématiques.
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