L'histoire de cette légende de la musique et fondateur du reggae débute en 1945 sous le chaud soleil de la Jamaïque. Issu d'une mère noire jamaïcaine et d'un père blanc, Bob Marley voit le jour dans la petite municipalité de Sainte-Anne. C'est vers la fin des années 1950 que Bob et sa mère s'installent à Kingston, la capitale.
Rapidement, le jeune artiste se lie d'amitié avec Neville O'Riley Livingstone, connu sous le pseudonyme de Bunny Wailer. Ensemble, ils font leurs premières armes sur la scène musicale et se mettent à interpréter à leur manière les chansons qu'ils entendent à la radio. Influencés par les artistes afro-américains, tels que Ray Charles, Curtis Mayfield et The Drifters, les deux chanteurs caressent l'espoir de réussir dans le milieu musical. Suivant leurs rêves, Bob et Bunny continuent de donner des prestations sur les scènes jamaïcaines. Peu de temps après, le duo fait la rencontre de Peter Tosh, qui partage la même passion qu'eux pour la musique.
En 1962, Bob Marley décide de prendre sa carrière en main et signe avec la maison de disques Beverley's Label. Le chanteur à la voix apaisante enregistre ses premières oeuvres en studio et produit un album paru sous le titre Judge Not. Hélas, ses chansons ne sont pas diffusées sur les ondes radio et Bob Marley décide de s'y prendre autrement.
Peu de temps après, Bob et ses amis Bunny, Peter et Junior Braithwaite fondent le groupe The Wailing Wailers. Dirigée par le batteur Alvin Patterson, la nouvelle formation est prise en charge en 1963 par le producteur de disques Clement Dodd. Ce dernier accepte d'enregistrer le premier disque éponyme des Wailers paru en 1965. La même année, le trio lance son premier titre aux influences R&B et soul, Simmer Down. Le morceau s'attire les éloges et se classe rapidement numéro un des palmarès en Jamaïque. Le groupe prend de l'ampleur et intègre deux choristes. Bob et sa bande donnent des prestations remarquées. Cependant, la formation a de la difficulté à conserver sa cohésion et Junior Braithwaite et les choristes décident de quitter le groupe. La formation se dissout et Bob part de son côté.
En 1966, Bob se marie avec Rita Anderson et rejoint sa mère remariée dans l'État du Delaware, aux États-Unis. Le chanteur reggae a le mal du pays et décide de retourner vivre en Jamaïque avec sa femme. L'auteur-compositeur-interprète retrouve ses vieux amis Peter et Bunny et reforme les Wailers. Le producteur Clement Dodd critique l'adhésion du trio au mouvement rastafari prônant la consommation de cannabis et le végétarisme. Le groupe décide donc de fonder sa propre maison de disques, Wail 'N' Soul 'M label. La formation se lance dans l'écriture pour le chanteur américain Johnny Nash, avec qui elle produit l'extrait Stir It Up. De plus, dans les années 70, le groupe interprète les chansons Duppy Conqueror et 400 Years aux côtés de Lee Perry. En 1970, les Wailers intègrent les frères Aston et Carlton Barrett à la basse et à la batterie. La même année, Bob et sa bande font paraître les opus The Best of The Wailers et Soul Rebels. Bien que la formation atteigne une très grande notoriété dans les Caraïbes, la renommée des Wailers reste à faire sur la scène internationale.
En 1971, Bob Marley part en tournée internationale avec Johnny Nash et signe un contrat de disques avec CBS. Quelques mois plus tard, Bob et ses compagnons lancent les offrandes musicales Soul Revolution et Soul Revolution Part II. L'année suivante, les Wailers s'envolent vers Londres pour y faire la promotion de leur pièce Reggae on Broadway. Bob se lie d'amitié avec Chris Blackwell, le fondateur de la prestigieuse maison de disques Island Records, et obtient un contrat de disques pour les Wailers. Le groupe reggae ne perd pas de temps et sort en 1973 son album à succès intitulé Catch a Fire. Le disque obtient un succès international et le reggae gagne la scène musicale planétaire. La formation part en mégatournée en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Peu après, Bunny, n'appréciant pas son nouveau rythme de vie, décide de quitter les Wailers. Joe Higgs prend sa place. La tournée américaine est un succès et le groupe fait paraître l'opus African Herbsman.
Sortie en 1973 sous le titre Burnin', la septième galette des Wailers démontre que le talent de Bob Marley et sa bande est incontestable. L'album comprend les incontournables Get Up! Stand Up! et I Shot the Sheriff. En peu de temps, le disque est numéro un des ventes et s'écoule à plusieurs milliers d'exemplaires. L'année suivante, la formation sort Rasta Revolution.
L'opus Natty Dread voit le jour en 1975. Il regorge de succès tels que Talkin' Blues, No Woman, No Cry, So Jah Seh et Revolution. Peter et Bunny décident de se consacrer à leurs carrières respectives et quittent définitivement le groupe. Bob Marley part en tournée sans eux. Le chanteur reggae remonte sur les planches avec les Wailers en compagnie de sa femme, Rita, et des choristes Marcia Griffiths et Judy Mowatt. La même année, l'opus Live! est lancé. La formation retourne dans son pays d'origine et donne un concert-bénéfice aux côtés du jeune Stevie Wonder.
En 1976, Bob Marley récidive avec un premier album plus personnel intitulé Rastaman Vibration. Le disque séduit les fans du chanteur et charme les radiodiffuseurs avec les morceaux War, Crazy Baldhead et Who the Cap Fit. L'influence de l'artiste se fait de plus en plus grande en Jamaïque. Bob encourage la jeunesse à promouvoir la paix plutôt que la violence. La même année, Bob Marley est victime d'une attaque armée à son domicile. Fort heureusement, le chanteur s'en sort sans complications et remonte sur scène avec les Wailers le soir de l'incident.
En 1977, Bob et les Wailers déménagent à Londres où ils produisent l'opus Exodus. Le groupe donne de multiples concerts en Grande-Bretagne et l'album s'écoule à des milliers d'exemplaires. De plus, les titres Waiting in Vain et Jamming se classent parmi les tubes de l'heure.
En 1978, Bob Marley et les Wailers continuent leur incessante production de succès et reviennent à la charge avec le disque Kaya. Une fois de plus, l'opus est une réussite et les extraits Is This Love et Satisfy My Soul atteignent le sommet des palmarès. La même année, Bob retourne en Jamaïque donner un spectacle devant le premier ministre. Les Nations Unies lui remettent la médaille de la paix pour son implication sociale et son attitude pacifique. Après un voyage au Kenya, Bob Marley revient sur la scène musicale avec l'album en concert Babylon By Bus. Bob et les Wailers repartent en tournée mondiale et donnent des prestations pour la première fois en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon.
En 1979, Bob Marley et sa bande lancent le disque Survival, incluant les chansons Zimbabwe, So Much Trouble in the World et de multiples autres en l'honneur de la solidarité régnant dans les pays africains du tiers-monde. L'année suivante, le chanteur devient l'un des premiers artistes internationaux à donner des prestations en Afrique dans des pays tels que le Gabon et le Zimbabwe.
En 1980, Bob Marley lance son dernier opus à vie, toujours en compagnie des Wailers, Uprising. L'album comprend l'immense succès Could You Be Loved ainsi que les pièces Redemption Song et Coming in From the Cold. Bob Marley et les Wailers effectuent leur plus grande tournée en Europe et aux États-Unis. Sans prévenir, une blessure mal soignée que Bob s'est faite à l'orteil en 1977 en jouant au football se transforme en cancer. C'est en mai 1981, à l'âge de 36 ans, au cours d'un retour dans son pays natal, que Bob Marley meurt du cancer. Malgré tout, plus de 25 ans après sa mort, cette figure mythique du reggae continue de charmer les membres de toutes les générations.
En 1983, un dernier disque de Bob Marley et les Wailers paraît sous le titre Confrontation. En 1991, un autre opus en concert enregistré en 1973, Talkin' Blues, sort en magasins. C'est finalement en 2003 que le dernier enregistrement en concert de Bob Marley et les Wailers voit le jour sous le titre Live at The Roxy.
En janvier 2004, on dévoile que l'opus Legend de Bob Marley et les Wailers occupe la 46e position de la liste des 500 meilleurs disques de tous les temps publiée par le magazine Rolling Stone.
Au mois de février 2006, la résidence de la légende du reggae à Kingston, en Jamaïque, est déclarée monument national.
En novembre 2009, l'Académie des Grammy Awards ouvre les portes de son Temple de la renommée à 25 nouveaux enregistrements, dont Catch a Fire, le premier album que Bob Marley a enregistré avec son groupe, les Wailers.
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