Damon Albarn, chanteur et porte-parole de Blur, et le guitariste Graham Coxon, se rencontrent pour la première fois à 12 ans à Colchester, dans l'Essex. Alors que l'ex-«ciderpunk» batteur Dave Rowntree est interessé par le concert de Damon au Centre des Arts de Colchester, ce n'est pas avant d'être allé à la fac que le groupe commence à se former.
Alors que Damon opte pour l'école théâtrale, Graham va à Goldsmith à Londres, où il rencontre le bassiste Alex James. Quand Dave arrive, ils laissent tout tomber et se concentrent sur leur musique, multiplient leurs concerts, et se font remarquer par le journaliste Leo Finlay. Ils obtiennent une réputation d'être mauvais et ont la chance d'obtenir un contrat avec la maison de disques Food (puis chez Virgin en 1995).
Le nom Blur vient d'une liste de noms de groupes, évitant ainsi Whirlpool et The Shining Path, mais leur première incarnation est Seymour, «un nom donné par un mec en anorak», dit Graham.
Leur deuxième sinmple, There's No Other Way et leur premier album Leisure se classent au top 10. Après le succès moyen de Modern Life Is Rubbish, noyé dans la vague grunge, qui apporte en quelque sorte la tradition britpop avec Suede, Parklife explose en 1994, remportant quatre Brit Awards. Blur est alors reconnu par la presse anglaise comme le meilleur groupe anglais depuis les Smiths.
Soudainement, Damon et sa petite copine Justine Frischmann, leader du groupe Elastica, se retrouvent dans la cible des paparazzis. «J'ai tout le temps était assez interessé à faire la première page des tabloïds, admet Damon, mais quand j'en ai eu l'opportunité, c'était terrifiant. Je croyais que je pouvais s'amuser avec eux, mais je ne peux pas.» Graham est plus direct: «Ça me faisait peur.»
Lors de la sortie de The Great Escape, avec le succès Country House qui se retrouve en première position sur les palmarès britanniques, Damon souffre de dépression et de claustrophobie, Graham se met à boire en grande quantité et la guerre provoquée par les médias avec Oasis commence à devenir ridicule.
Cherchant le réconfort, Damon se rend en Islande, où il achète un appartement. Il partage un bar à Reykjavik. «J'ai trouvé quelque chose là-bas que j'ai cherché et où je me sens tout simplement très heureux et paisible quand j'y suis.» C'est aussi l'endroit où le groupe enregistre une grande partie de leur cinquième album, intitulé tout simplement Blur et tout à fait différent des précédents. La guitare de Graham y met un peu de sa vie, Damon chante pour la première fois à la première personne du singulier, Dave introduit des machines et des sons bizarres et Alex est, meilleur que jamais.
«J'en avais marre de tout ce qui était anglais, dit Damon. On sentait que la culture anglaise avait encore de la vitalité, mais elle était truquée. Toutes les mauvaises choses à propos d'elle est maintenant très répandue.»
Sur le plan musical, Blur revient avec un album éponyme en 1997 sur lequel on retrouve le méga-hit Song 2. Le groupe propose l'album de remixes Bustin' Dronin' qui est suivi par 13 en 1999 et par un album compilation intitulé The Best of Blur qui paraît en 2000. Entre temps, le chanteur Damon Albarn travaille sur un album en solo en plus de travailler au projet Gorillaz. Blur est de retour avec Think Tank en mai 2003.
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