2011-27-09
Après une rupture assez publique en 2005, jamais n'aurait-on pu imaginer que le trio se retrouverait ensemble; dans la même pièce; un jour. C'est le tragique accident d'avion qui à presque eu raison du batteur Travis Barker, ainsi que la mort de leur réalisateur Jerry Finn, qui a permis la réconciliation du groupe. Pour guérir les plaies, le groupe a commencé avec une tournée avant d'entrer en studio et de travailler, pendant plus de deux ans, sur son premier album en plus de 8 ans, Neighborhoods. Impossible de parler de ce nouveau disque sans mentionner les différents projets musicaux des trois membres, lancés pendant la rupture. D'un côté, Tom Delonge à fondé Angels & Airwaves, avec des pièces influencées par le rock d'aréna de U2 et Coldplay. Pendant ce temps, Mark Hoppus et Travis Barker lançaient (+44), un groupe pop-punk dans la même veine que Blink, mais avec des influences électro. Le premier extrait de Neighborhoods, Up All Night, ne m'a guère impressionné : la chanson sonne plus comme un vieux restant du projet Box Car Racer, lancé par Tom et Travis en 2001, que le nouveau hit de Blink-182. Le groupe avait promis un retour aux sources, mais cette chanson ne livrait pas, à mon avis, la marchandise promise. C'est donc avec beaucoup d'appréhensions que j'ai écouté le plus récent album. Non, l'album n'est pas un retour aux sources. Si vos albums-cultes de Blink sont Enema of the State et Take off your pants and jacket, vous serez déçus. Ce qu'offre Neighborhoods, c'est un heureux mélange de l'album éponyme de Blink-182 lancé en 2003, de Box Car Racer, (beaucoup) d'Angels & Airwaves saupoudré d'un peu de (+44). Bien normal, direz-vous, puisque ces groupes sont la fondation de Blink-182 en 2011. Mais c'est évident que pour créer, le groupe regarde vers l'avant et non dans le passé. Également, il est évident que Tom Delonge a su s'imposer auprès de ses collègues, car son empreinte musicale est beaucoup plus présente que celle de Mark. Travis, lui, semble toujours faire à sa tête, peu importe la musique qu'on lui présente. Ses beats sont, sans surprise, inspirés et étonnamment, il n'en met pas trop, juste un peu plus. Le disque est plus sérieux, utilise des synthés pour la première fois, mais demeure tout de même accrocheur, quoique moins joyeux qu'avant. Les beaux jours de Blink-182 sont manifestement derrière eux, mais cet album nous rappelle quand même pourquoi on les a adorés. LA chanson à écouter : Ghost On the Dance Floor
Outils:
1
0
/artistes/ajax/critiques.jsp
&id=193&alias=neighborhoods&sub-alias=&last-alias=
true