Je pourrais dire qu’après trois albums, les riffs de Ian D’Sa et la voix typée de Ben Kowalewicz manquent de nouveauté. Je pourrais. Mais je vais me garder une petite gêne. Avec Brendan O’Brien à la console, le groupe torontois nous pond un disque plus léché, un peu plus pop et moins rentre dedans, tout en conservant son identité bien unique. Dès les premières mesures de Devil on My Shoulder, on reconnaît tout de suite la signature de D’Sa, et elle ne s’effacera pas tout au long de l’album. Le guitariste propose tout de même des textures un peu différentes avec des riffs tournoyants comme ceux de Saint Veronika ou de The Dead Can’t Testify, l’une des pièces les plus solides de l’album. Les chœurs font encore une fois un parfait écho à la voix déchirante de Kowalewicz. On pourra cependant reprocher à Billy Talent de se faire moins fédérateur et d’avoir des textes parfois moralisateurs, même s’ils demeurent très solides. À réécouter: Tears into Wine, Diamond on a Landmine (dont le riff rappelle dangereusement celui de Roxane de The Police) et la puissante Turn Your Back, que les amateurs de NHL 09 connaissent puisqu’elle figure sur la bande sonore.
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