La scène musicale montréalaise s’est rarement aussi bien portée et pourtant, on dirait que les groupes émergents, surtout ceux oeuvrant en anglais, sont plus connus hors des limites de la Belle Province que dans le 514. Il y avait donc nécessité d’agir et c’est exactement ce qu’a fait le Groupe Spectacle Gillet en créant le festival Osheaga dont la première édition a eu lieu le premier week-end de septembre. Proposant une programmation variée imaginée par Nick Farkas et Daniel Glick, le festival a su mettre en valeur la scène locale avec les Malajube, Vulgaires Machins, The Stills, Call Me Poupée, Dobacaracol et autres Wolf Parade tout en attirant de gros noms comme Ben Harper, les Flaming Lips. Sonic Youth et Dinosaur Jr. pour attirer l’attention des incrédules et des mélomanes moins avertis. Ainsi, le festival a attiré 25 000 spectateurs malgré une température qui n’a pas collaboré, ce qui n’est pas peu dire. Montréal jouit de nombreux avantages pour la présentation d’un tel événement. D’abord, le site du Parc Jean-Drapeau est un amphithéâtre naturel d’une taille idéale pour une telle manifestation. De plus, il est situé à un jet de pierre du centre-ville contrairement à d’autres festivals qui sont présentés au milieu de nulle part. Ensuite, Montréal est avantageusement située sur le plan géographique. Deux heures d’Ottawa, moins de trois heures de Québec, six heures de Toronto et Boston et à peine plus pour New York. Ainsi, Osheaga a le potentiel d’attirer des spectateurs venus de partout, du Québec à l’Ontario en passant par la Nouvelle-Angleterre et la Côte Est des États-Unis. Certes, cette première édition n’aura pas été rentable et aura même coûté de l’argent au GSG, mais celui-ci est bien conscient qu’il s’agit d’un investissement stratégique pour positionner la ville et Osheaga sur le circuit des festivals majeurs. De plus, le choix de la date est parfait puisqu’il s’agit d’un long week-end, celui qui, de surcroît, offre une dernière occasion de festoyer avant la reprise des activités normales pour la plupart d’entre nous. Il faut donc lever notre chapeau à l’organisation pour avoir le flair et surtout le front de foncer dans une telle aventure et ce premier festival nous permet de croire que le prochain sera encore plus alléchant et saura attirer des noms encore plus attrayants tout en continuant d’offrir une vitrine unique pour les formations locales puisque les radios d’ici ne font pas toujours leur bout de chemin dans ce domaine.
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La scène musicale montréalaise s’est rarement aussi bien portée et pourtant, on dirait que les groupes émergents, surtout ceux oeuvrant en anglais, sont plus connus hors des limites de la Belle Province que dans le 514. Il y avait donc nécessité d’agir et c’est exactement ce qu’a fait le Groupe Spectacle Gillet en créant le festival Osheaga dont la première édition a eu lieu le premier week-end de septembre. Proposant une programmation variée imaginée par Nick Farkas et Daniel Glick, le festival a su mettre en valeur la scène locale avec les Malajube, Vulgaires Machins, The Stills, Call Me Poupée, Dobacaracol et autres Wolf Parade tout en attirant de gros noms comme Ben Harper, les Flaming Lips. Sonic Youth et Dinosaur Jr. pour attirer l’attention des...
Lire la suiteLe festival Osheaga remporte son pari
La pluie, les nuages et le temps frais n’ont pas causé d’obstacle majeur au déroulement du premier festival de musique Osheaga qui se déroulait samedi et dimanche au Parc Jean-Drapeau. Alors que les organisateurs avaient fixé leur objectif d’assistance à 20 000 personnes pour les deux jours réunis, ce sont finalement 25 000 spectateurs qui se sont pointés le nez au cours du week-end.Malgré une météo qui n’a pas collaboré, c’est la journée de dimanche qui a attiré le plus de gens, principalement en raison de la présence de Ben Harper. Selon le Groupe Spectacle Gillett, 80% des spectateurs avaient acheté un laissez-passer valide pour les deux jours.
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