Bad Religion voit le jour en 1980, dans la banlieue nord de Los Angeles. Le groupe est alors formé du guitariste Brett Gurewitz, du chanteur Greg Graffin, du bassiste Jay Bentley et du batteur Jay Ziskrout. Afin de permettre au groupe de lancer indépendamment ses albums, Gurewitz fonde l’étiquette Epitaph.
Entre la parution d’un EP éponyme et d’un premier album intitulé « How Could Hell Be Any Worse? », Pete Finestone vient remplacer Ziskrout aux tambours. « Into the Unkown » est lancé en 1983 et permet à la formation d’attirer l’attention sur la scène hardcore américaine. D’autres changements surviennent après le lancement du disque puisque Paul Dedona arrive à la basse tout comme le batteur Davy Goldman. Les changements se poursuivent puisque Gurewitz prend une pause pendant la majeure partie de 1984 afin de se concentrer sur Epitaph de sorte que Graffin demeure le seul membre originale du groupe. Gurewitz en profite aussi pour ouvrir un studio qui deviendra légendaire sur la scène punk californienne, Westbeach. En plus de Graffin, on remarque l’arrivée de l’ancien guitariste des Circle Jerks, Greg Hetson et de son collègue bassiste Tom Gallegos pendant que Pete Finestone effectue un retour. Les fans du groupe retrouvent la foi avec le EP « Back to the Known » qui se veut plus dur et plus punk. Bad Religion prend néanmoins une longue pause de trois ans par la suite.
Quand Bad Religion est de retour en 1987, le groupe est composé de Gurewitz, Graffin, Ziskrout, Hetson et Finestone. Le groupe lance « Suffer » en 1988 qui lui permet à nouveau de s’établir parmi les groupes punk d’importance aux USA. « No Control » suit en 1989, « Against the Grain » en 1990 et « Generator » en 1992. Le rock alternatif est en pleine éclosion quand « Recipe for Hate » paraît en 1993 alors que l’auditoire de Bad Religion ne cesse de grandir. Ces deux facteurs permettent à la formation de décrocher un contrat avec Atlantic Records. « Recipe for Hate » est donc d’abord lancé sur Epitaph avant d’être réédité par Atlantic.
Paru en 1994, « Stranger Than Fiction » est le premier véritable album du groupe sur une étiquette majeure, c’est également le dernier de Gurewitz qui décide de se concentrer sur Epitaph qui est en pleine expansion grâce au succès inattendu de l’album « Smash » de The Offspring. On chuchote également entre les branches qu’il n’est pas satisfait du contrat avec Atlantic. Il est donc remplacé par Brian Baker de Minor Threat pour la tournée suivante qui se veut leur plus réussie à ce jour. De son côté, Gurewirz livre une bataille difficile contre la drogue et aboutit même en prison. On commence à le voir comme une autre victime du punk-rock. Quand il ne semble plus y avoir d’espoir, il réussi à reprendre le dessus pour lentement remonter la pente. Graffin et Gurewitz demeurent toujours sen contact et bien que la possibilité de renouer musicalement soit très tentante, les obstacles demeurent nombreux. D’une part, le groupe doit encore enregistrer un autre album pour respecter son contrat et d’une autre part, Gurewitz tient à se concentrer sur Epitaph.
Le groupe revient en force en 1996 avec « The Gray Race » qui ne remporte cependant pas autant de succès que son prédécesseur. « No Substance » suit en 1998 et passe un peu inaperçu tout comme « The New America » lancé en 2000. Produit par Todd Rundgren, l’album comporte les meilleures pièces du groupe depuis des années, ce qui n’empêche pas Atlantic d’indiquer la porte à Bad Religion.
Parallèlement à sa carrière musicale, Graffin poursuit des études doctorales en biologie et paléontologie de l’évolution après avoir obtenu une maîtrise en géologie de UCLA. Il enseigne même l’histoire de l’évolution à la très réputée Université Cornell, dans l’état de New York. Il obtient finalement son doctorat de cette institution au cours de l’été 2003.
Au cours de l’été 2001, les astres sont alignés Gurewitz décide rejoindre les rangs de Bad Religion et en retour, il accueille le groupe chez l’étiquette qui avait été initialement fondée pour lancer les disques de la formation. Bad Religion entre au studio Westbeach avec un jeune prodige du nom de Brooks Wackerman à la batterie. De ces sessions naît « The Process of Belief » qui paraît en 2002. Le disque remporte un succès relatif. Il est suivi en 2004 de « The Empire Strikes First ».
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