Riley B. King, alias B.B. King, voit le jour dans la petite ville d'Itta Bena, dans le Mississippi, en 1925. Enfant, il est élevé par sa mère monoparentale et sa grand-mère. Il passe également ses journées à travailler dans les champs en plus de chanter régulièrement à l'église. À 18 ans, il se déplace le long du delta du Mississippi et s'établit à Indianola.
En 1946, il déménage à Memphis afin de retracer son cousin, Bukka White, qui est musicien de blues et de country. Pendant une dizaine de mois, il enseigne à King les rudiments de la guitare blues. Après une brève escapade à travailler dans les champs d'Indianola, il revient à Memphis en 1948 où il reste pour une longue période.
La musique de King attire l'attention et il est diffusé en direct sur les ondes d'une station de radio locale qui vient tout juste de prendre la décision de se consacrer à la musique noire. King devient également animateur à cette station et est d'abord connu sous le nom de The Peptikon Boy pour devenir le Beale Street Blues Boy, ce qui lui vaudra l'abréviation B.B.
L'année 1949 est révélatrice pour King puisqu'il enregistre ses premières chansons pour l'étiquette Bullet Records. Il signe plus tard dune entente avec l'étiquette RPM Records. Au cours des années qui suivent, il enregistre plusieurs simples dans un studio de Memphis sous la gouverne de Sam Phillips, qui fondera plus tard Sun Records.
En 1951, King enregistre la chanson Three O'Clock Blues qui devient son premier titre à atteindre le sommet du palmarès R&B. C'est à cette époque que l'artiste surnomme sa guitare fétiche Lucille. L'histoire de ce nom tient de la légende. Lors d'un concert dans un bled d'Arkansas, deux hommes se disputant pour une femme renversent un baril dans lequel un feu a été allumé pour réchauffer la salle. L'endroit s'embrase rapidement et King, constatant qu'il a oublié sa guitare, retourne à l'intérieur au péril de sa vie pour la sauver. Il apprend par la suite que les deux hommes se disputaient pour une femme nommée Lucille. Depuis ce jour, King a toujours eu une Lucille (il y en a eu plusieurs) dans ses mains.
C'est au cours des années 50 que King fait sa marque comme vedette dans le monde du blues et du R&B. King classe pas moins de 20 chansons dans le palmarès au cours de cette décennie. Son style prend plus de mordant à la guitare et il devient l'inspiration d'une nouvelle génération de guitaristes.
En 1960, il remporte encore plus de succès avec le titre Sweet Sixteen. La popularité de King devient difficile à gérer pour l'étiquette Kent, avec laquelle il est désormais sous contrat. Il faut ajouter au fait que le chanteur en a un peu assez de voir ses disques se retrouver dans le bac à aubaines parce que l'étiquette manque de visibilité, C'est ainsi qu'il signe une entente avec ABC-Paramount Records, en 1962.
En novembre 1964, King enregistre l'une de ses oeuvres phares, Live at the Regal au célèbre théâtre de Chicago. Il continue à générer des Top 10 au cours des années 60 avec des titres comme Don't Answer the Door et Paying the Cost to Be the Boss. Il obtient une reconnaissance populaire en 1969 avec la reprise The Thrill Is Gone. Au-delà des amateurs de R&B, la foule pop découvre King avec le disque qui se hisse au haut du palmarès.
Fort de ce succès, King est l'un des rares bluesmen à continuer de générer des succès au palmarès pendant les années 70. Il en profite également pour réaliser plusieurs collaborations et touche également au funk.
Dans les années 80, King réduit ses séjours en studio et préfère passer son temps en tournée, lui qui donne souvent 300 concerts par année. Il fait aussi sa marque dans les années 90 avec des albums comme Blues Summit (1993) et Let the Good Time Roll: The Music of Louis Jordan (1999).
En 2000, il enregistre un disque d'importance avec Eric Clapton, Riding with the King. Il souligne également son 80e anniversaire de naissance avec l'album 80 sur lequel il joue en duo avec des artistes comme John Mayer et Gloria Estefan.
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