Le collectif Atach Tatuq a vu le jour en 1998 avec le projet « Suce mon index », premier et dernier opus du groupe précurseur Traumaturges, qui a sorti au printemps de 2000, l’un des tout premiers albums rap complètement écrits en joual. En effet, les cinq membres de ce groupe, soit Rass, Égypto, L’Intrus, Khyro et DJ Naes, se sont alliés au producteur Un 2 d’Piq, qui a composé la majorité de la musique sur ce disque et aux MCs Dee, Casco et RU, qui ont collaboré à différents morceaux. C’est donc autour du nouyau traumaturgique que s’est formé ce collectif issu de quartiers, cultures et horizons différents, représentant bien Montréal, ville cosmopolite.
En 2001, Atach Tatuq ayant déjà propagé son nom à travers la province en participant à plusieurs spectacles, décide de travailler sur un premier album de collectif. Ils entrent donc en studio pour enregistrer le 12’’ « La guerre des tuqs » sur lequel se retrouvera la dernière chanson des Traumaturges, une pièce solo de RU et un posse track réunissant les membres du crew. À l’été 2003, Atach Tatuq sort l’album « La guerre des tuqs » qui propose des chansons solo de chaque artiste, dont la nouvelle recrue, le rappeur Arnak, avec le but de présenter au public un avant-goût de l’univers artistique de chacun des membres. Un 2 d’Piq et l’alter-égo de DJ Naes, Toasr Dawg, s’occupent de la majorité de la partie musicale et composent un album à l’ambiance assez sombre, inspiré du rap underground des États-Unis et d’Angleterre de l’époque.
À la fin de l’été 2003, Atach Tatuq mer sur pied son premier spectacle conceptuel et se produit au Cabaret devant une salle pleine, enchaînant les différentes pièces de l’album vêtus de costumes, utilisant différents accessoires et mis en scène dans un décor élaboré. En décembre 2003, Dee réalise son vidéoclip du simple « Y a trop d’shit! » qui sort sur les ondes de MusiquePlus et entre au Top 5 francophone pour y rester pendant quelques mois. Cette pièce est mise en nomination pour la meilleure chanson de l’année au gala des Mimis en 2004 et fait en sorte qu’elle et d’autres membres d’Atach Tatuq, accompagnés des deux B-Boyz (breakdancers) du crew, Omegatron et Sky Walker, offrent la performance de la soirée devant un Spectrum rempli à craquer. Les organisateurs des FrancoFolies étant dans la salle, ils décident de les inviter pour un spectacle en doublé avec l’artiste française Diam’s. Encore une fois, décors, costumes, accessoires et mise en scène à l’appui, ils offrent une performance hors du commun, entraînant le millier de personnes présentes dans leur délire.
À l’hiver 2005, Atach Tatuq travaille sur l’enregistrement d’un deuxième album, « Deluxxx ». Les huit années d’expérience dans le rap, de présence dans la culture hip-hop et les 400 shows à leur actif commencent à se faire sentir. Il en sort un album plus mature au niveai sonore avec des mélodies entraînantes, une ambiance funky des années 70 et un rap classique, toujours cru et très représentatif de leurs racines. À l’été 2005, « Deluxxx » sort exclusivement dans la rue et reçoit un très bon accueil, réunissant une foule de 1500 personnes à la représentation extérieure qu’ils donnent aux FrancoFolies, deux semaines après la sortie.
Travaillant maintenant avec les Disques Anubis (Indica, DKD et Outside Music), At Music, la maison de disques mise sur pied en 1999 par les fondateurs du collectif, sort la version officielle de l’album « Deluxxx » en magasin à l’automne 2005.
Source : Indica
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