Plus de trois années se sont écoulées depuis la parution de « Aquanaute ». Entre temps, Ariane Moffatt a eu le temps de vendre des disques à la tonne et de se faire connaître chez nous comme aux quatre coins de la francophonie. Avec « Le cœur dans la tête », elle reprend exactement là où elle nous avait quitté, c’est-à-dire dans un univers sonore personnel un tantinet céleste. D’entrée de jeu, « Combustion lente » nous permet d’apprécier le superbe effort de réalisation signé Moffatt, Alex McMahon et Carl Bastien (il est partout celui-là!). La programmation est juste et sensible, comme presque tout ce qui suivra. Des invités viennent pimenter les choses au passage. L’apparition de Karim Diouf ajoute de la profondeur à « Se perdre » alors que les guitares de M donnent une dimension intéressante à la pièce titre et à « Retourne chez elle ». Moffatt n’a pas peur de nous exhiber sa vulnérabilité sur « Imparfait ». Si « Aquanaute » a mis Ariane Moffatt sur la carte de la musique québécoise, « Le cœur dans la tête » permettra d’indiquer la route à suivre pour créer un album mémorable.
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