Le 7 du 7, 1977, Steve Jolin voit le jour. Après avoir vécu onze ans avec sa mère et sa sœur dans un petit village près de Rouyn-Noranda, Steve se dirige vers Thunder Bay pour y vivre avec son père pour une période de trois ans. C’est dans cette ville qu’il est mis en contact avec une culture encore à ses débuts. Ironie du sort, c’est en septième année, à l’âge de 12 ans, qu’il monte sur les planches pour la première fois à l’occasion d’un « talent show » de son école. C’est avec son partenaire de l’époque et l’aide de son prof de musique qu’il compose sa première chanson. Leur performance leur vaut rien de moins que la première place du concours.
À 15 ans, Steve retourne vivre avec sa mère à Rouyn-Noranda en Abitibi et renoue avec l’écriture. Jolin, surnommé Jay, veut participer plus activement à l’émergence du hip-hop québécois. Une fous au Cégep, il remonte sur scène et se fixe de nouveaux objectifs. Il veut sa page dans le grand livre du rap québécois.
À travers ses études et quelques prestations dans sa région (la plupart lors d’événements punk rock puisque le hip-hop québécois était quasi-inexistant), il continue de parfaire son écriture pour enregistrer un premier démo de trois chansons. Anodajay (anode de cuivre, another Jay) devient le premier artiste hip-hop abitibien.
Il quitte la région pendant quatre ans afin de poursuivre des études à Sherbrooke. Au cours de cette période, il définit son style et se fait découvrir par le « beat maker » JP Matte de la ville de Québec. Cette union lui permet désormais de composer ses textes sur ses propres musiques et surtout d’envisager la réalisation d’un premier album.
L’artiste se définit et commence à se produire dans plusieurs spectacles et événements, et ce, dans plusieurs villes du Québec dont on compte certaines premières parties d’importance (cut Killer, Busta Flex). Anodajay se démarque entre autres en enlevant, à sa première présence, la troisième position de sa catégorie (rap francophone) au festival Hip Hop 4 Ever, en mars 2002 à Montréal. Sa performance lui vaut une place lors d’une tournée de huit jours organisée au Mexique parmi les premiers représentants hip hop canadiens. De retour à Rouyn-Noranda, bacc en poche et en tant qu’Ambassadeur du rap en région, Anodajay fonde sa propre étiquette (7ième Ciel Records) et sort son premier album intitulé « Premier VII » en juin 2003.
Depuis, Anodajay a su attirer l’attention des divers intervenants du milieu et a pris part à de nombreux spectacles et entrevues en province, se donnant comme mandat de représenter les artistes issus des régions éloignées. Également éducateur physique à l’école secondaire d’Iberville à Rouyn-Noranda, il contribue à la réussite des élèves dans le milieu scolaire en offrant des ateliers d’écriture par l’entremise de cours de français.
En 2006, il lance l’album « Septentrion » sur lequel on retrouve une collaboration avec Raoûl Duguay.
Source : Site officiel
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