Après un premier album qui tirait le meilleur de la pop et de l’attitude punk, les Rejects sont de retour avec une version plus mature d’eux-mêmes. Exit les batteries programmées au profit d’un batteur « live ». On ajoute à cela une réalisation surpuissante d’Howard Benson et on obtient un album qui sonne trop bien, trop fort. Le charme du premier album se trouvait dans le côté bon enfant et artisanal de la chose, concept complètement évacué ici. Cela dit, les Rejects savent toujours comment composer des mélodies accrocheuses qui forcent à taper du pied comme le premier extrait « Dirty Little Secret » ou encore « Move Along ». Cependant, pas de « Swing Swing » en vue. D’ailleurs, Tyson Ritter a décidé de laisser tomber sa voix de castrat et la maintient à des niveaux plus raisonnables qui donnent maintenant l’impression que c’est un adulte qui chante. On apprécie le côté honnête de « Dance Inside » et l’intro à la « Pain » de Jimmy Eat World sur « Top of the World » qui se veut l’un des moments forts des 42 minutes. Un bon deuxième album malgré quelques réserves.
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