Avec son album précédent, « Sing the Sorrow », AFI est entré dans les ligues majeures avec fracas en proposant un punk noir aux nuances pop géniales. La barre était donc haute pour « Decemberunderground » qui s’affiche comme l’album de l’indécision. Doit-on revenir vers le punk-goth qui a fait la marque de commerce des premières années ou pencher vers un punk mordant plein de textures pop? AFI nage en pleine indécision. On passe du screamo (« Kill Caustic ») au rock mélodieux (« Miss Murder ») en faisant des crochets vers le new wave (« Love Like Winter ») et la pop (« The Missing Frame »). La production de Rick Rubin est ultra léchée, presque trop, mais l’ajout de synthétiseurs amène plus de profondeur au groupe de San Francisco qui, plutôt que de pondre un album génial, nous offre un disque ponctué de très bonnes chansons qui tournent, encore une fois, autour de thèmes sombres, notamment le suicide. On aime la hargne de Davey Havok et les guitares toutes en retenue, on aime moins le manque de concision. Néanmoins, il s’agit d’un disque qui ne manque pas d’intérêt.
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